L’insertion professionnelle et les nouveaux défis qui traversent la profession enseignante
Personnes coordinatrices : Joséphine Mukamurera, Bernard Wentzel, Eric Maleyrot, Isabel Voirol Rubido, Vincent Dupriez
Les professions de l’enseignement supportent au fil des ans les grands changements sociétaux du XXIe siècle qui affectent l’éducation, parmi lesquels les intentions démocratiques d’une réussite éducative pour tous, les transformations des savoirs à enseigner ou encore la présence croissante du numérique. Le travail enseignant se diversifie, se complexifie et s’intensifie (Maroy, 2016) aussi au gré des politiques et réformes éducatives. Ces dernières peuvent être de nature pédagogique (Dupriez, 2015) ou de plus en plus orientées vers la régulation des systèmes éducatifs (Dutercq et van Zanten, 2001) et des logiques d’Accountability (Maroy, 2014). Les nombreux travaux de recherche s’intéressant à la profession enseignante (Marcel et al. 2022 ; Dupriez et al. 2023) s’accordent sur quelques constats : la condition enseignante s’est détériorée dans de nombreux pays ; la pénurie d’enseignants sans précédent à l’échelle mondiale est un indicateur d’une profession sous pression majeure ; l’IP de nouveaux enseignants apparait à la fois comme un moment cristallisant ces différents symptômes, et comme un ensemble de parcours qu’il est possible d’accompagner pour soutenir la profession.
Ce symposium vise à produire de l’intelligibilité autour de problématiques et défis qui traversent les professions de l’enseignement aujourd’hui. Nous souhaitons aussi mettre en lumière des actions soutenues par la recherche pour favoriser l’insertion, la rétention des personnels novices ou encore la valorisation de la profession enseignante. L’appel à contributions est structuré à partir de quatre axes :
a. Les parcours et expériences d’IP en fonction des contextes nationaux, des voies de formation et d’accès à la profession.
b. Les défis et obstacles en IP tels que la gestion de classe, le stress, l’épuisement professionnel, la précarité ou d’autres motifs d’abandon potentiel de la profession.
c. Les programmes, dispositifs et pratiques de soutien à l’IP et de mentorat pouvant avoir un impact positif sur la transition formation-pratique et la socialisation au travail (compétences, identité, santé mentale, persévérance, rétention, etc.)
d. Les politiques et réformes éducatives et de formation (nationales et locales) et l’IP (ex. impacts des politiques sur l’IP, etc.) Ces quatre axes de travail permettront d’initier un projet d’ouvrage intégrant des comparaisons internationales ou des regards croisés sur l’IP